1990 — Le commencement
En 1990, Cheikh Maoulana reçoit les clés de l'école coranique du Plan d'Aou, dans les quartiers nord de Marseille. Très vite, il pose une intention claire : aller plus loin que l'enseignement religieux. Faire de cette école un véritable lieu de vie, capable de changer le quotidien du quartier.
Une pédagogie vivante
Aux côtés des cours de Coran et d'éducation religieuse, Cheikh Maoulana met en place spectacles, concours, scènes de théâtre, anachid et événements religieux. Les enfants apprennent en chantant, en jouant, en se produisant devant leurs familles. L'école devient un repère, un lieu où l'on grandit, où l'on s'exprime, où l'on se construit.
Plus de trente ans de transmission
Pendant plus de trente ans, Cheikh Maoulana enseigne avec la même passion. Il voit passer plusieurs générations de jeunes Marseillais, de toutes origines. Il en réoriente certains, en révèle d'autres, et joue surtout un rôle social et préventif essentiel : éviter que les enfants traînent dans la rue, leur offrir un cadre, des repères, une écoute.
Le nombre d'élèves augmente d'année en année. Les anciens reviennent, devenus parents à leur tour, et inscrivent leurs propres enfants. Pour répondre à cette demande croissante, une nouvelle association est créée : l'ACMC – Association Chioni Maoulana Charif.
2010 — Une rupture, mais pas un arrêt
En 2010, dans le cadre de la rénovation urbaine, le bâtiment historique de l'école est détruit. L'association est relogée dans des préfabriqués : trop petits, inadaptés, précaires. Malgré tout, l'enseignement continue. Les familles sont là. Les enfants viennent. La transmission ne s'interrompt pas.
2026 — L'esprit est intact
Trente-six ans plus tard, l'esprit de l'école est toujours vivant. Les classes sont pleines, les bénévoles engagés, les anciens élèves nombreux à revenir. Notre objectif aujourd'hui : sortir enfin des préfabriqués pour offrir aux générations futures un local pérenne, adapté et sécurisé.
Voici notre histoire. Et elle continue.
